Restauration

Des forfaits pour redonner vie à chaque instrument

La restauration d’un instrument

Notre pratique de la restauration accorde une importance égale à chaque détail. La réfection de la mécanique passe par un travail sur chaque pièce, de manière à lui rendre son fonctionnement et son esthétique d’origine. Nous travaillons au possile avec les matériaux d’origine, et tout remplacement fait l’objet d’une réflexion historique et technique. Un tel résultat ne s’obtient que par une prise en charge de la totalité de l’instrument, et non par une somme de “petites réparations”. C’est pourquoi nous proposons un système de forfaits plutôt qu’une remise en état “à la carte” qui, selon les cas, peut certes se montrer également possible et pertinente.

Cette méthode de travail permet de redonner vie à un instrument en le rendant aussi “neuf” qu’il le fut, tout en conservant sa singularité musicale. Le but de toute restauration est, dans notre esprit, de remettre en circulation de la différence musicale à l’aide de la facture instrumentale passée. Un piano ancien doit surprendre par une authenticité mêlée d’actualité, et non par le délabrement ou le travestissement.

Le transport est inclus dans toutes nos prestations de restauration pour les prises en charge dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Tarifs mis à jour au 3 avril 2021

Restauration mécanique (1200 €)

Elle consiste à prendre en charge la mécanique de l’instrument et à la remettre en état face aux affections courantes au bout d’un siècle d’existence (jeu excessif dans les mouvements mécaniques, pièces cassées, garnitures déteriorées). Cela comprend la réfection des garnitures diverses, le nettoyage et le polissage des pièces mécaniques et du clavier, le ponçage et l’harmonisation des marteaux, le réglage et l’accord de l’instrument.

Restauration intégrale (2700-4000 €)

Prestation sans recordage (2700 €)

Elle ajoute à la restauration mécanique la prise en charge de toutes les réparations mineures nécessaires (de l’ordre du flipotage ou de pièces cassées), de l'ébénisterie (vernis, cire, petits éclats de placage), et de la structure harmonique (cadre, feutres, table d’harmonie). Dans cette prestation, les cordes existantes sont conservées, nettoyées et polies.

Prestation avec remplacement des cordes blanches (3200 €)

Elle consiste, en plus du précédent forfait de “restauration intégrale”, à effectuer un nouveau plan de cordage et à remplacer les cordes blanches par de nouvelles lorsque cela est souhaitable ou nécessaire. Nous prenons en compte la spécificité sonore de l’instrument en travaillant avec différents aciers. Il n’existe pas de “son d’origine”, seulement une différence sonore en pérpétuelle mutation. L’acier subissant au fil du temps une altération, le son d’un piano parfaitement conservé sera nécessairement différent au bout d’un siècle, malgré la présence du matériau d’origine. Un recordage dans les règles et respectueux des progressions originales donnera un profil sonore proche de l’original, mais avec des différences de timbre. Un cordage ancien offre généralement moins de puissance qu’un cordage neuf et, selon l’usure, moins de régularité sonore. L’altération du matériau est toutefois, et autant que son remplacement, une source de singularité : dans un cas comme dans l’autre, cela “caractérise” le son du piano.

Prestation avec remplacement des cordes filées (4000 €)

Dans cette dernière prestation, nous procédons à un remplacement des cordes basses, conseillé lorsque nombre de ces cordes sont manquantes, ou en fonction du souhait de redonner à l’instrument une plénitude sonore qui ne peut plus être garantie par le cordage existant, qui subit un tassement inévitable au bout de plusieurs décennies.

Restauration des pianos carrés (à partir de 4000 €)

Les piano carrés ont cessé d'être fabriqué en Europe dans les années 1860-1870. Ils ont, pendant un siècle, constitué la norme du piano, et sont parfois encore conservés dans les maisons. Ils furent également le lieu de multiples expérimentations technologiques, du croisement des cordes standardisé aujourd’hui, à la mécanique inversée, géniale mais oubliée. On distingue généralement les petits pianos carrés (fin XVIIIe-première moitié XIXe), des grands modèles tardifs des années 1840-1860. Les premiers sont proches dans leur conception du clavicorde, et souvent pourvus de mécaniques à simple ou double pilote. Il s’agit du “pianoforte” par excellence, au toucher des plus légers, et à la sonorité intimiste et colorée. Leur taille modeste et leur légéreté en font des instruments peu encombrants (moins qu’un piano droit) et très humains (piano de chambre davantage que de salon au sens actuel). Les seconds sont technologiquement proches des pianos à queue, avec une sonorité plus courte et plus percutante, et ont une longueur avoisinant le mètre quatre-vingt-dix. Dans un cas comme dans l’autre, ces instruments ont la réputation du réglage complexe (pas toujours justifiée) et de la restauration délicate. Cette mauvaise réputation résulte souvent d’une mécompréhension de la part du technicien envers l’instrument, mécompréhension compréhensible lorsque l’on sait que peu prennent le temps et l’audace de se plonger dans une technologie pour laquelle il n’existe aucun manuel et aucun enseignement technique. Si le réglage des pianos carrés est effectivement plus long et délicat que les pianos à queue ou droits habituellement rencontrés en restauration, la restauration de ces instruments nécessite en réalité le remplacement de beaucoup de pièces (marteaux, pièces fragiles détériorées, cordes inusuelles) qui n’existent pas en fourniture standard, et dont la prise en charge relève de la facture, domaine plus rarement maîtrisé que celui des catalogues de fournitures. Nous prévoyons systématiquement une prestation similaire à celle d’une restauration intégrale comprenant un recordage complet, auquel s’ajoute le temps de réglage plus long et, au cas par cas, la prise en charge de toutes les réparations nécessaires.