Les pianos “modernes” n’échappent pas au vieillissement. Au bout d’une quarantaine d’années, faut-il les regarder comme des pièces actuelles, ou comme des instruments déjà témoins d’un passé teinté d’étrangeté ?
Ce modèle, particulièrement prisé outre-atlantique, est sorti de chez Kawai en 1976. Sa réputation est dûe à la qualité de sa facture, ainsi qu’à son esthétique atypique.
Sa petite taille (111 cm) ne constitue pas un frein à la sonorité des registres graves, contrairement à d’autres modèles de l’époque.
Les aléas du temps ont surtout concerné les colles employées (la colle néoprène vieillit mal), et les axes de marteaux. Pour ce qui est du reste, l’instrument a remarquablement conservé son réglage et sa stabilité d’accord.
Le meuble a été légérement rénové afin de remédier au ternissement du vernis.
Décrochage des lanières : on appréciera le fait qu'elles ne soient pas cassantes.
Démontage des étouffoirs.
Le jeu d'étouffoirs démonté.
Le jeu de chevalets.
Détail historique : le plastique prend des aspects de simili-ivoire légèrement granuleux rappelant le fameux Celluloid. D'autres instruments dans les années 1970 utilisaient déjà d'autres types de plastiques.
Le jeu de marteaux, qui comporte d'ailleurs une erreur de numérotation : il s'arrête à 89. Le techicien a oublié le 31.
Le sommier de mécanique, presque à nu.
Désoxyder les parties métalliques - brillantes ou non - devient nécessaire au bout de quelques décennies, si l'on ne veut pas voir ces éléments s'altérer davantage.
Ajuster le serrage des axes est un luxe peu répandu sur la plupart des instruments actuels. Il faut donc passer à un diamètre supérieur pour éviter des jeux trop importants.